Cette ressource est réalisée par Christophe Daux
(ingénieur) et Cédric Lusseau (Professeur agrégé).
Introduction
Problématique
L'eau est une ressource essentielle et il faut
pouvoir extraire l'eau quelque soit l'endroit de la planète.
L'organe essentiel pour l'extraction de l'eau est la pompe. Selon
la source d'énergie disponible (solaire, électrique,
éolienne) et selon l'utilisation (zone urbaine, zone rurale)
l'architecture de la chaîne d'énergie et le choix des pompes
sera différent. Cette ressource a pour objectif de:
- classifier les différentes solutions d'extraction de
l'eau;
- donner les solutions qui permettent de transformer l'énergie
électrique en énergie hydraulique;
- donner les éléments de conception du réseau hydraulique
pour un système d'extraction de l'eau pour utilisation
collective;
- donner l'architecture et le rendement des différents
composants pour extraire l'eau destinée à un usage
individuel ou villageois.
La figure ci dessous montre les différentes solutions
qui permettent de disposer de l'énergie hydraulique.

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Domaine d'utilisation de différentes sources
d'énergies
Nous pouvons considérer deux grands domaines
d'utilisation de l'eau:
- extraction d'eau potable en zone urbaine. Dans ce cas, l'eau
extraite d'une source est ensuite traitée puis envoyée
dans un réseau appelé réseau d'eau potable.
L'eau est extraite à l'aide de pompes commandées
par des moteurs électriques. La source d'énergie électrique
est celle présente dans les villes.
- extraction d'eau pour un usage individuel, rural ou villageois
(dans les pays en voie de développement). Les coûts
de raccordement à un réseau urbain (env 30 000€
/ km) peuvent vite devenir élevés dés que
l'on s'éloigne des villes. Différentes solutions
technologiques sont alors utilisées pour extraire l'eau:
- éolienne de pompagew
- aérogénérateur + pompe immergée
- pompage solaire (photovoltaïque)
- thermique
Remarque: l'utilisation d'énergies alternatives
(éolienne et photovoltaïque) pour le réseau d'eau
potable en France est presque inexistante car la sécurité
d'approvisionnement est limitée.
Exemple d'utilisation dans un pays en voie de développement:
La proportion de chaque solution technique d'approvisionnement en
eau potable en Mauritanie est :
(source http://www.pseau.org/outils/ouvrages/dha_mr_guide_des_projets.pdf
)
| types |
éolienne de pompage |
solaire |
thermique |
aérogénérateur + pompe
immergée |
| proportion |
35% |
15% |
47% |
3% |
nombre de m3/jour |
de 5 à 15 |
de 10 à 100 |
de 20 à 300 |
|
Les organes de transformation de l'énergie
électrique en énergie hydraulique
La pompe
La pompe est l'organe de base d'un système d'extraction
d'eau. La pompe peut être:
- centrifuge ou volumétrique
- immergée ou en surface
Les pompes centrifuges
Les pompes centrifuges utilisent les variations de vitesse du fluide
pompé pour obtenir un accroissement de pression. L'énergie
mécanique d'un moteur est transmise au fluide. La vitesse
donnée au fluide va donner de l'énergie cinétique
à celui ci. L'énergie cinétique est ensuite
transformée en énergie de pression.
Les caractéristiques des pompes centrifuges sont:
- le couple d’entraînement de la pompe est pratiquement
nul au démarrage. (particulièrement intéressant
dans le cadre de l'utilisation des modules photovoltaïques
car la pompe tourne même par très faible ensoleillement)
- Système extrêmement simple pouvant être couplé
directement sur une machine tournante. Moteur électrique,
essence, diesel, etc...
- Il n'y a pas ou presque pas d'aspiration. Elle doit être
amorcée pour fonctionner de manière à éviter
tout risque de destruction si fonctionnement à sec. Certaines
sont auto-amorçantes
- Equipe aussi bien les pompes immergées que les pompes
de surface
- Plusieurs étages (cage + roue à ailettes) peuvent
être superposés pour obtenir de grandes pressions.
Des documentations complètes de pompes immergées
sont disponibles sur le site du fabricant Salmson http://www.salmson.fr
Les pompes volumétriques
Les pompes volumétriques utilisent les variations de volume
du fluide pompé pour obtenir un accroissement de pression.
Le fluide est d'abord aspiré par l'accroissement d'un volume
puis refoulé par diminution de ce même volume. Les
pompes volumétriques utilisées le plus couramment
sont les pompes à pistons, à palette et à engrenage.
Leurs principaux atouts sont les suivants :
- elles sont destinées aux faibles débits (inférieur
à 5 m3/h) et aux grandes hauteurs ;
- elles ont de bons rendements, et les pompes de surface sont
auto-amorçantes ;
- Le couple de démarrage d’une pompe volumétrique
(de 3 à 5 fois le couple nominal) et la caractéristique
I = f(V) de ce type de pompe font que son fonctionnement en direct
sur un panneau photovoltaïque n’est pas économiquement
viable.
Pour palier au problème de surdimensionnement du générateur
résultant de cette inadaptation, un adaptateur d’impédance
est utilisé pour permettre un rendement aussi élevé
que possible de l'ensemble du système.
Les pompes de surface ou immergées
Le choix d’une pompe se fera en fonction des caractéristiques
hydrauliques de l’installation envisagée (débit,
hauteur manométrique totale, etc.) mais également
en fonction des conditions particulières d’utilisation
(puits, forage, pompage de rivière, etc.).
- Les pompes de surface : Une pompe a pistons placée en
surface ne pourra pas relever l’eau au delà d’un
maximum théorique de 10,33 mètres (voir petite expérience
http://www.pompe-solaire.com/Rappels/Petite_experience/petite_experience.html).
Au delà de cette hauteur, il faut s'orienter vers une solution
de pompe immergée. Cependant, on peut utiliser des pompes
centrifuges avec une pression absolue à l'aspiration inférieure
à 1 MPa
- Les pompes immergées : l'eau peut être extraite
à plusieurs centaines de mètres. Les pompes centrifuges
qui ont une forme adaptée aux puits et qui peuvent débiter
à forte pression sont souvent utilisées.
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Le moteur
La pompe nécessite une énergie mécanique
en entrée. Cette énergie mécanique est fournie dans
la plupart des cas par un moteur. Les deux types de moteurs disponibles
sont les moteurs à courant continu et les moteurs asynchrones.
Quelques avantages et inconvénients de chacun sont donnés
ci dessous.
|
Moteurs à courant continu |
Moteur asynchrone |
avantages
|
- Facilité de régulation (variation de vitesse,
couple,..)
- Rendement de 90%
|
- fiabilité. nécessite peu d'entretien
- rendement de 90%
|
inconvénients
|
- coût d'entretien. Le système balai collecteur
est à changer
|
- difficulté et coût de régulation (nécessite
la réalisation de commandes vectorielles)
|
Le meilleur compromis pour actionner une pompe
immergée est le moteur asynchrone.
Les sources d'énergie disponibles sur les
sites d'extraction d'eau sont différentes. Ceci induit plusieurs
modes de fonctionnement du moteur asynchrone. Il fonctionne sur
une source de tension alternative en monophasé, diphasé
ou en triphasé. Si la source d'énergie est continue,
un onduleur est utilisé pour transformer le signal en alternatif.
Selon le mode fonctionnement, les caractéristiques
mécaniques seront différentes. Le graphe ci dessous
compare les caractéristiques d’un moteur monophasé
et d’un moteur triphasé pour des dimensions (longueur
– diamètre) identiques.
Le couple de démarrage nul représente
le principal inconvénient du moteur monophasé. Pour
remédier à cet inconvénient, il est possible
de faire fonctionner le moteur en diphasé lors de la phase
de démarrage. L’enroulement principal reçoit
la tension d’alimentation directement, l’enroulement
auxiliaire est connecté au réseau par l’intermédiaire
d’un condensateur C. Ce principe de fonctionnement peut être
utilisé lorsque l'énergie provient de panneaux solaires
qui produisent une tension continue. Un autre domaine d'application
de démarrage avec un condensateur est le train. Le TGV fonctionne
sur le même principe. Les motrices fonctionnent en diphasé
au démarrage avec un condensateur puis en monophasé.
Le rendement d'un moteur asynchrone est de l'ordre
de 90%
Les différentes architectures envisageables
Architecture du réseau
collectif - connexion au réseau électrique

D’après la partie "le cycle de l’eau"
de l'étude "Les métiers de l'eau en Basse-Normandie",
de l’OREFOM
|
L’eau dans son usage domestique suit
un cycle d’utilisation qui peut se résumer en quatre
étapes ("voir ressource sur l'automatisation au
cours du cycle de l'eau"):
- Extraction de l’eau
- Traitement de l’eau
- Utilisation domestique de l’eau
- Epuration et rejet de l’eau traitée
60% de l'eau potable distribuée en France provient des
ressources en eau souterraine. Cette eau est extraite grâce
à des motopompes immergées. Le dimensionnement
de groupe de pompage dépend du réseau à
alimenter. Un exemple d'architecture de réseau est donné
ci-dessous. Cette architecture type permet d'aborder de manière
qualitative les différents points de conception. |

Figure 1 : Schéma de mobilisation de
la ressource en eau
|
La Figure 1 illustre une partie du schéma
d’alimentation en eau d’une ville de près
de 50 000 habitants. Plus particulièrement, les équipements
permettant le captage de 30 000 m3 par jour et l’adduction
d’une partie des ressources de la ville sont représentés.
L’eau est prélevée dans une nappe alluviale
à partir de deux champs de forage distincts l’un
de l’autre. Chaque champ captant est constitué
de plusieurs forages : l’extraction de l’eau est
assurée par des pompes immergées (appelées
aussi pompes d’exhaure) qui la refoulent vers une bâche
de reprise (un réservoir intermédiaire pouvant
aussi être nommé bassin tampon).
Une station de pompage se composant d’un total de 3 pompes
en parallèle permet alors le relèvement de l’eau
depuis le réservoir intermédiaire vers le réservoir
de tête.
L’eau ainsi mobilisée est de l’eau brute
c’est-à-dire n’ayant subi aucun traitement
physico-chimique depuis son prélèvement. Il est
donc nécessaire de la traiter : l’eau brute est
ainsi envoyée de manière gravitaire vers une Usine
de Traitement de l’Eau Potable (UTEP) [à ne pas
confondre avec une Station de Traitement et d’Epuration
(STEP) qui traite les eaux usées].
L’eau devenue potable est alors stockée dans un
autre réservoir qui permet généralement
une alimentation gravitaire des différents usagers (population
et industries).
Le détail de cet exemple est donné
ici |
Les architectures
à usage individuel ou villageois
Architecture du système de pompage d'eau à partir
d'une énergie éolienne
L'énergie éolienne
Les éoliennes captent l'énergie cinétique du vent.
La différence entre l'énergie cinétique en entrée
et en sortie de l'éolienne correspond à l'énergie
mécanique récupérée. La puissance mécanique
disponible dépend de la vitesse du vent, de la densité
de l'air (qui change avec l'altitude) et de la surface balayée
par les pales de l'éolienne
Cependant, la totalité de l'énergie cinétique
disponible ne peut pas être récupérée.
En effet, une éolienne dévie le vent avant que celui-ci
n'atteigne la zone balayée par les pales. Ainsi, une éolienne
pourra récupérer au maximum 59% de l'énergie
cinétique du vent (loi de Betz, 1929, explication complète
sur le site de l'Association danoise de l'industrie éolienne:
www.windpower.org
)
La forme de la puissance mécanique (en kW) disponible en
fonction de la vitesse du vent est donnée ci dessous (la
puissance nominale est de 850kW)



Eolienne de pompage et aérogénérateur


|
L'énergie mécanique
récupérée par les éoliennes peut
servir à actionner directement la pompe ("éolienne
de pompage mécanique") ou à produire de l'énergie
électrique nécessaire au fonctionnement d'une moto -
pompe (l'éolienne est alors appelée aérogénérateur)
L'éolienne de pompage mécanique est un système
très ancien visible dans beaucoup de nos campagnes. Ce système
à la technologie éprouvée reste néanmoins
très utilisé pour créer des points d'eau dans
des endroits isolés (dont le raccordement au réseau
est impossible ou trop cher). On retrouve des applications en:
- élevage de bétail
- pisciculture et oxygénation des étangs
- sylviculture et lutte contre l'incendie
- pompage d'eau de mer pour les marais salants
- irrigation de cultures
- drainage et assèchement
- hydraulique villageoise ( Pour les zones arides en pays
tropicaux et subtropicaux)
Les éoliennes de pompage sont des éoliennes multipales
comparées aux aérogénérateur qui ne comportent généralement
que trois pales.
Quelques sites pour
aller plus loin sur les éoliennes de pompage.
L'éolienne de pompage est le plus souvent à la
verticale du puit. Des pompes volumétriques sont alors
utilisées et c'est un système bielle manivelle
qui transforme le mouvement de rotation du rotor en mouvement
de translation alternatif de la pompe. |
Les aérogénérateurs sont utilisés
pour produire l'électricité nécessaire au fonctionnement du moteur.
L'énergie mécanique créée par le rotor est transmise
à une génératrice par l'intermédiaire
d'un arbre de transmission et d'un multiplicateur. Cette chaîne
d'énergie est contrôlée par un microprocesseur. Afin
d'optimiser le rendement, une girouette permet d'orienter la nacelle
et un anémomètre permet d'orienter les pales en fonction
de la vitesse du vent.
Le rendement d'un aérogénérateur est de 80 à
90% entre la puissance mécanique récupérée
et la puissance électrique fournie.
L'énergie électrique créée peut alors
être utilisée pour :
- faire fonctionner un moteur
- charger des batteries
- débiter sur le réseau électrique
Le système est dit autonome lorsqu'il est indépendant
du réseau électrique.
Comme pour les éoliennes de pompage, la
documentation est très abondante dans la littérature.
Vous trouverez ici quelques sites
qui vous permettront d'en savoir plus sur la théorie, les
fabricants,..
L'architecture d'un système d'extraction
de l'eau à partir d'un aérogénérateur
est donnée ci-dessous:

|
La chaîne énergie est composée:
- d'un aérogénérateur: il fournit de l'énergie électrique
alternative en fonction de la vitesse du vent. Le rendement
est de l'ordre de 85% (voir exemple ci dessous)
- un variateur: Il permet de commander la vitesse du moteur.
Le rendement de l'onduleur est de l'ordre de 90%.
- un moteur asynchrone: Il convertit l'énergie électrique
en une énergie mécanique nécessaire à
l'entraînement de la pompe. Son rendement est de l'ordre de
90%
- une pompe centrifuge: Elle transforme de l'énergie
mécanique en énergie potentielle hydraulique.
Son rendement est de l'ordre de 60%
L'eau relevée peut être stockée dans des
réservoirs.
La chaîne d'information est composée:
- des capteurs de force et direction du vent (anémomètre
et girouette)
- d'un boîtier de commande généralement
muni d'un microprocesseur qui permet de gérer l'orientation
des pales et de la nacelle de l'aérogénérateur ainsi que de
maintenir une tension constante aux bornes des panneaux solaires.
- de câbles et de commandes TOR
|
Exemple rendement aérogénérateur:
Le rendement d'une éolienne dépend du rendement des
différents composants utilisés. Le cheminement de l'énergie
au travers des composants est décrit en rouge.
L'exemple ci dessous donne un ordre de grandeur du rendement de
chaque composant pour une éolienne de puissance nominale
de 300 kW
Dans l'ensemble { Pales, rotor, organe de transmission de puissance},
le rendement mécanique est de 90%:
- les pertes mécaniques dans la liaison pivot entre rotor
et nacelle
- les pertes mécaniques au niveau de l'accouplement
- les pertes mécaniques dans l'accélérateur
sont de Pa=6.3 kW
Dans la génératrice le rendement nominal est de 96%:
- les pertes joules rotoriques sont de PjrN=3 kW (ce
sont les pertes par échauffement des enroulements du rotor
parcouru par un courant électrique)
- les pertes fers sont de PfN=8.5 kW
- les pertes mécaniques sont dePm=1 kW (ce
sont principalement les pertes par échauffement dû aux frottements
dans les parties mécaniques)
 |
FT1-capter l'énergie éolienne
FT2-orienter les pales
FT3-transformer la portance en couple
FT4-s'intégrer au rotor
FT5-s'intégrer à la nacelle
FT6-tranmettre l'énergie mécanique non adaptée
FT7-s'intégrer à la nacelle
FT8-tranmettre l'énergie mécanique adaptée
FT9-permettre la rotation
FT10-transmettre l'énergie électrique
FT11-capter la vitesse du vent
FT12-transmettre l'information au microprocesseur
FT13-commander l'unité hydraulique
FT14-capter la direction du vent
FT15-transmettre l'information au microprocesseur
FT16-commander le système d'orientation
FT17-s'intégrer à la nacelle
FT18-permettre la rotation
FT19-s'intégrer au mât
FT20- se fixer au sol |
Les valeurs numériques sont issues de l'Agrégation
externe de génie électrique 2001 - Épreuve
d'électrotechnique: http://www.cndp.fr/secondaire/interdiscipline/Electron/agregation/ab_2001.htm
Architecture d'un système de pompage d'eau
à partir d'une énergie solaire
L'énergie solaire
L'effet photovoltaïque a été
découvert en 1839 par Alexandre Edmond Becquerel mais il
n'a été exploité que bien plus tard.
Le phénomène mis en œuvre est
celui de l'interaction de la lumière avec les atomes de matériaux
semi-conducteur comme le silicium. Les photons qui viennent heurter
les atomes de silicium induisent un déplacement d'électrons
créant ainsi une énergie électrique. Néanmoins,
toute l'énergie solaire ne peut pas être transformée
en énergie électrique. En laboratoire, il est possible d'atteindre
un rendement de 23%. En pratique, le rendement ne dépasse
pas les 15%. Le rendement est limité par:
- la structure du silicium utilisé ( monocristalline, poly
cristalline, amorphe ). La structure amorphe qui est la moins
"organisée" aura la moins bon rendement. (8-10%)
- le niveau d'énergie insuffisant de certains photons pour
arracher un électron
- la réflexion des photons sur le panneau avant de rencontrer
le silicium
- la recombinaison des électrons avec des charges positives.
Une cellule photovoltaïque ne peut pas produire une TENSION
supérieure à environ 0,5 Volt, quelle que soit sa
surface. Pour obtenir des niveaux de tension plus élevés,
il faut relier les cellules individuelles EN SERIE pour que leurs
valeurs s'additionnent. Le graphe ci-contre montre les caractéristiques
courant tension de 33 panneaux solaires en série. La tension
maximale disponible d'une cellule est de 22V soit 0.67V par cellule.
Les cercles sur les courbes indiquent les points de puissance
maximale disponible. Ainsi, quelque soit l'ensoleillement, la puissance
maximale est pour une tension de 17.5V. Il est donc intéressant
de maintenir une tension constante aux bornes des panneaux
 |
.
|
L'énergie produite peut être utilisée ou stockée.
Dans le cas d'une application au pompage, l'énergie est utilisée
pour relever l'eau dans un réservoir qui sert de stockage
d'énergie hydraulique. Le stockage hydraulique est très intéressant
car il permet de s'affranchir d'un stockage de l'énergie
électrique. En effet, les batteries ont une durée
de vie limitée (6 ans à comparer aux 30 ans des panneaux)
et sont polluantes.
Architecture du système
L'architecture d'un exemple de système photovoltaïque
est donnée ci dessous.

La chaîne d'énergie est composée:
- de panneaux solaires: ils fournissent de l'énergie électrique
continue en fonction de l'ensoleillement. Leur rendement est de
15%
- un onduleur: Il transforme la tension électrique d'entrée
en une tension de sortie de 230V et 50 Hz. Le rendement de l'onduleur
est de l'ordre de 90%.
- un moteur asynchrone: Il convertit l'énergie électrique
en une énergie mécanique nécessaire à l'entraînement
de la pompe. Son rendement est de l'ordre de 90%
- une pompe centrifuge: Elle transforme de l'énergie mécanique
en énergie potentielle hydraulique. Son rendement est de
l'ordre de 60%
L'eau relevée peut être stockée dans des réservoirs.
La chaîne d'information est composée:
- d'un boîtier de commande généralement muni
d'un microprocesseur permettant de gérer la commande de
l'onduleur afin de maintenir une tension constante aux bornes
des panneaux solaires. Des boîtiers de commande permettent
de gérer la distribution de l'énergie vers plusieurs
appareils. Il est également possible de raccorder des boîtiers
à des ordinateurs via une connexion RS232.
- de câbles
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